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#8 – Les statuts / La gouvernance

Avant d’évoquer la campagne qui doit conduire à l’élection d’une nouvelle équipe dirigeante pour l’olympiade 2021/2024 faisons un point sur les statuts et la gouvernance de la fédération.

Pourquoi un point sur les statuts (j’englobe ici les deux textes, statuts et règlement intérieur) ? Parce que ce sont eux qui définissent le mode d’élection et le mode de gouvernance. Notons que ce qui nous importe ce sont surtout les textes applicables lors des AG électives et donc ceux qui ont été votés avant celles-ci. Ils sont votés soit à l’occasion de l’AG ordinaire soit lors d’une AG extraordinaire dans un délai permettant leur mise en application.

Petit rappel sur les précédents statuts.

Aucun texte de ce type ne peut prétendre à la perfection et satisfaire tout le monde. On leur trouvera toujours un défaut. Les nôtres n’échappent pas à la règle.

Je commence par un rappel succinct des statuts qui ont prévalu jusqu’en 2017 qui étaient encore en vigueur lors de la dernière AG élective.

Jusqu’à l’AG élective de 2013 les trois grands principes étaient les suivant :

  • Un représentant de ligue (souvent le président de ligue) votait pour leur ligue et son vote avait le poids de celle-ci.
  • Les candidatures étaient individuelles, un médecin devait être élu, les 31 personnes ayant obtenus le plus grand nombre de voix, en intégrant une règle de quotas, composaient le comité directeur. Celui-ci avait des prérogatives et des pouvoirs plus conséquents qu’aujourd’hui.
  • A l’issue de ce vote, le comité directeur se retirait pour désigner un candidat à la présidence. Tout le monde retournait en assemblée générale pour valider ce choix.

Lors de l’AG élective de 2017 :

  • Grâce a une obligation ministérielle, les représentants des clubs de la ligue désignés lors de l’AG de ladite ligue votaient à l’AG fédérale. Le total de leur vote avait le poids de la ligue. Il est important de noter que ces AG de ligue se déroulaient un à trois mois avant l’AG fédérale.
  • Les deux autres règles étaient les mêmes.

Constat sur ces statuts et modalités :

  • Ceux applicables en 2013 avaient l’inconvénient de faciliter les manœuvres électorales en verrouillant les élections avec quelques personnes. En effet les électeurs étaient peu nombreux et connus dans leur majorité grâce à une certaine stabilité des présidences de ligue. A partir de là, il aurait été facile d’orienter un vote. Je dis « aurait » car nous avons longtemps connu des élections avec un seul candidat à la présidence et il n’y avait pas à engager de manœuvres.
  • Ceux en usage en 2017 apportaient un peu plus de démocratie car les représentants des clubs étaient désignés juste avant l’AG fédérale. De cette façon les personnes candidatant pour représenter les clubs pouvaient annoncer qui ils soutenaient à l’AG fédérale et les clubs pouvaient faire un choix éclairé.

Les statuts qui prévaudront pour l’AG du 12 décembre 2020 :

  • Le mode de désignation des représentants n’a pas évolué, ou peu, mais une chose a changé : la date limite imposée par l’état pour tenir l’AG élective fédérale.

Par le passé l’AG fédérale pouvait se tenir après les AG de ligue de début d’année. Cette fois ci, elle doit se tenir avant le 31 décembre. Si, compte tenu de la Covid 19, il y avait une dérogation pour éventuellement repousser celles-ci en mars 2021, le conseil d’administration (nouveau nom du comité directeur) de la FFTRI n’a pas fait ce choix. Ce seront donc les représentants désignés, pour beaucoup, au premier trimestre qui voteront.

Or, ils ont été désignés alors qu’aucun candidat n’était déclaré et donc aucun programme annoncé. Il était impossible de leur demander qui ils soutiendraient.

  • Le mode de scrutin mis en place pour cette élection s’apparente à celui des municipales et donc des listes s’affrontent (normalement en présentant des projets).

Ce mode de scrutin a l’inconvénient d’’une part d’être clivant et de générer une opposition de fait qui nuira à un l’esprit consensuel qui régnait jusqu’à présent. Le nouveau président doit s’attendre à devoir gérer cette opposition à l’avenir.

D’autre part il oblige ceux qui veulent s’investir pour la fédération de choisir un leader et d’adhérer à ses propositions (s’il en a). Cela écartera ceux qui ne veulent pas être le « mouton » dévoué à un berger et ceux qui auront choisi la mauvaise liste. C’est très dommageable car il y a peu de personnes compétentes et investies. Ce mode d’élection en écartera un bon nombre au détriment de l’intérêt fédéral. Ceux qui œuvrent d’une façon désintéressée et à la recherche d’aucune gloire sont suffisamment peu nombreux pour s’en passer.

Ces derniers textes sont une régression démocratique et un non-sens pour une fédération qui doit trouver des forces vives et actives pour ses organes dirigeants.

Mais pour certains ce calendrier pré-électoral et ce scrutin ont l’avantage de réduire le nombre de personnes à convaincre et ainsi faciliter les arrangements.

J’arrête là mes remarques sur nos statuts et le règlement intérieur car il y aurait encore tant à dire.

Je le répète certainement mais je suis fier d’être le seul, le seul, à avoir voté contre ces statuts. J’ai voté contre le projet en conseil d’administrations et contre son adoption en assemblée générale en 2017. Je suis un des rares à avoir voté contre le calendrier électoral dans les mêmes instances et 2019. Si je peux avoir une fierté permettait moi que ce soit celle-ci.

Ma première proposition : Redonner la parole aux acteurs

Comme je l’ai dit précédemment il faut que l’on redonne la parole à ceux qui font le triathlon et pour cela il faut redonner le droit de vote direct aux adhérents.

Aujourd’hui, les adhérents sont les clubs et ceux sont eux qui doivent s’exprimer. Toutefois comme vu précédemment il faut tenir compte de tous les principaux acteurs et donc redonner aussi la parole aux organisateurs. Nous devons donc reconnaitre tous les organisateurs et leur donner le statut d’adhérents de la fédération. Nous pourrons ainsi leur octroyer le droit de vote. Nous pourrions aussi donner un bonus aux clubs qui dynamisent les sports enchainés grâce aux manifestations qu’ils organisent.

Nous avons aujourd’hui les moyens de procéder à des élections électroniques à distance. Nous l’avons fait pour l’AG qui s’est tenu en visio-conférence le 25 juillet de cette année.

Faisons voter les adhérents en suffrage direct

Il suffit ensuite de définir le poids de chacun et PAR EXEMPLE nous pourrions :

  • Donner à chaque club 10 voix plus une voix par licencié plus 10 voix par journée de manifestation organisée par le club.
  • Donner 10 voix par journée de manifestation par un organisateur « non-club ».

Bien évidemment ce n’est qu’UN EXEMPLE et peut être faut-il tenir compte des épreuves organisées, de la valeur des différentes licences, ……..

En laissant les acteurs voter au suffrage direct nous leur permettrions d’appréhender jusqu’à la dernière minute de la campagne les propositions des candidats. Ils pourront ainsi de bâtir une réflexion et une analyse de ces propositions pour consolider leur choix.

Donner la parole aux acteurs, c’est rendre impossible les manœuvres électorales par des promesses ou des compromissions car il y aura cette fois l’obligation de convaincre par des idées et des projets.

Ceux qui prétendent que les responsables de club ou les organisateurs ne sont pas aptes à appréhender tous les enjeux et donc de voter font preuve, soit de prétention en estimant être supérieur aux autres, soit de mépris à l’égard de ceux à qui ils interdisent ce droit. Mais parmi eux combien comprennent le budget fédéral qu’ils votent sans poser de question ?????

S’ils se permettent ce genre de raisonnement c’est que, par manque d’information, les adhérents sont tenus dans une telle ignorance du fonctionnement fédéral qu’ils leur semblent trop peu averti pour exercer leur droit de vote.

Il existe deux pouvoir :

      • Pouvoir individuel   =   Information détenue   /   Information diffusée

      • Pouvoir du groupe   =   Information détenue   X   Information diffusée

Plus on informe, moins on a de pouvoir individuel et plus on en donne au collectif …………. C’est un choix !

Comme je l’ai dit dans l’article traitant des clubs il faut casser ce simulacre de démocratie.

Ma seconde proposition : redonner du sens à notre gouvernance

Actuellement la fédération est administrée par un bureau exécutif issue du conseil d’administration. Ce Bureau Exécutif a presque les pleins pouvoirs et prend la quasi-totalité des décisions. Le conseil d’administration n’est plus qu’une chambre d’enregistrement à un point tel que je ne me rappelle pas le son de la voix de certains membres en réunion.

Ce principe ne serait pas gênant si ce n’est que cela concerne 22 personnes (32 membres du CA moins les 10 membres du BE) qui, pour certains, sont totalement transparents ou inutiles au fonctionnement de la fédération à ce niveau.

Puisque ce conseil d’administration ne sert à rien, supprimons-le et remplaçons-le par des organes aux fonctions précises et surtout utiles.

Cassons le modèle

  1. Gardons un bureau exécutif avec une dizaine de personnes avec ses pouvoirs actuels et même étendus. Dans une société qui évolue très vite il faut souvent que les décisions soient prises rapidement.
  2. Créons un comité de surveillance réduit et chargé de contrôler le bureau exécutif, notamment le respect des décisions prisent en assemblée générale.
  3. Créons une assemblée des responsables de mission et commission afin de permette à ceux qui bossent de se retrouver et d’échanger (c’est peut-être le seul rôle actuel du CA actuel). Il conviendra de définir la fréquence de ces rencontres.
  4. Renforçons l’action des réunions de présidents de ligue (ou représentant) pour en faire une courroie de transmission entre les adhérents et le bureau exécutif.

Comment ?

  • Le Bureau exécutif serait élu sur un scrutin de liste. Des listes de 10 personnes (environ) où les fonctions principales seraient déjà affichées (Président, secrétaire, trésorier). La liste arrivée en tête serait élue en intégralité et gèrerait la fédération durant l’olympiade, exclusion faite de décisions de destitution de l’AG.

Nous pourrions imposer aux listes candidates de proposer dans leur profession de foi une structuration fédérale (un organigramme et architecture des missions et commissions). Cela nous conduirait à choisir la bonne personne pour le poste et non le bon poste pour la personne choisie (différence notable !).

  • Les membres du conseil de surveillance seraient élus sur candidature individuelle. A ce niveau il serait utile de prévoir les incompatibilités de cette fonction.
  • Les responsables de mission ou commission seraient désignés par le bureau exécutif.

Un fonctionnement ou chaque acteur a un rôle à tenir et ou chaque fonction est pertinente.

En synthèse

  • Redonnons la parole aux acteurs
  • Dotons-nous d’une gouvernance efficiente

Prochaines publications

  • La Campagne électorale
  • Le budget et les coùts
  • La vie sportive et les grandes épreuves fédérales
  • Une fédération dans la société et son évolution.

En attendant, faites connaitre le site www.innovatri.fr et la page Facebook : Innovatri.

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